Date de dernière mise à jour : 13 avril 2026
On le sait tous : la retraite est synonyme de baisse de ressources. La pension que vous obtiendrez ne sera probablement pas aussi élevée que votre dernier revenu d’activité. Il paraît donc indispensable de mettre de l’argent de côté pour ses vieux jours…
👉🏻 Dans cet article, je m’interroge sur l’outil spécialement dédié à la préparation financière de la retraite : le plan d’épargne retraite (ou encore le PER). Est-il vraiment intéressant d’en ouvrir un ? Comment l’alimenter et à quel rythme ? Qu’allez-vous y gagner au final ?
Voici mon analyse !
🔗 Pour en savoir plus sur le PER, rendez-vous sur ma page consacrée au sujet.
Public : tous les actifs
📌 Au sommaire
Le PER : quelle épargne pour quelle retraite ?
Entrons directement dans le vif du sujet !
J’ai effectué quelques calculs pour vous. Je vous les restitue dans les deux tableaux suivants.
→ L’un vous présente le montant de l’épargne que vous pouvez constituer sur un PER.
→ L’autre vous indique le montant du complément de retraite que vous pourrez obtenir, au moment de votre départ.
Quelle épargne retraite peut-on se constituer ?
☝🏻 Cela dépend de différents critères :
- l’âge auquel vous commencez à épargner sur votre plan d’épargne retraite ;
- le montant que vous allez mettre de côté chaque mois (ou chaque année) ;
- l’âge auquel vous allez toucher votre pension de retraite ;
- les performances financières de votre PER ;
- les frais prélevés par l’organisme gestionnaire du plan.
Imaginons que vous preniez votre retraite à l’âge de 65 ans : voici le total de l’épargne que vous vous constituerez sur votre plan d’épargne retraite en mettant de côté chaque mois une somme fixe, et en fonction de votre âge de début d’épargne.

👉🏻 Précisions utiles : j’ai retenu dans mes calculs une performance financière nette de 2 % par an. Il s’agit de ce que vous rapporte annuellement votre épargne, grâce aux produits financiers sur lesquels elle est placée, et déduction faite des frais appliqués.
Il s’agit d’une hypothèse moyenne et tout à fait réaliste, mais vous pouvez obtenir un meilleur rendement, notamment en négociant les frais ou en choisissant vos propres supports financiers si vous êtes un peu connaisseur !
Selon le plan d’épargne retraite choisi, il existe en effet toutes sortes de frais : frais sur les sommes que vous versez, frais annuels sur votre encours total d’épargne, etc. Vous devez y être attentif pour ne pas trop amputer votre épargne.
Concernant les supports financiers, vous devrez choisir au moment de l’ouverture du PER sur lesquels vous souhaitez investir vos deniers. Vous aurez ensuite deux solutions quant à la gestion financière, tout au long de la vie du plan :
- gérer vous-même votre épargne, en réalisant éventuellement des arbitrages entre tels ou tels supports (attention là encore aux frais !) ;
- laisser le banquier ou l’assureur diriger à votre place, en vertu de ce que l’on appelle la gestion pilotée. Vous devrez simplement indiquer quel type d’épargnant vous êtes et votre épargne sera gérée en fonction de votre attrait ou aversion pour le risque.
Cela déterminera la répartition appliquée entre les actifs risqués, plus performants, et les actifs plus sûrs, mais moins rémunérateurs.
Sachez que tout cela est strictement encadré par la législation sur l’épargne retraite. La compagnie qui gère votre plan d’épargne retraite ne peut pas jouer au trader fou avec votre argent !
🔗 Pour en savoir plus sur la question de la gestion financière de votre plan d’épargne retraite, je vous conseille cet article du site de l’AMF (l’autorité des marchés financiers) : « Plan d’épargne retraite : comprendre la gestion pilotée à horizon ».
Vous avez donc un ordre de grandeur du montant d’épargne que vous pouvez accumuler sur votre PER en fonction de votre âge et de votre investissement.
Quel complément de retraite peut-on obtenir ?
J’ai repris les données du tableau précédent pour transformer le capital en rente. Une rente est une pension versée jusqu’au décès de son titulaire. Voyons ce que cela donne !

👉🏻 Précisions utiles : Les montants de pension présentés sont nets de charges sociales. Elles sont déjà déduites. J’ai retenu le taux de charges (ce qui permet de passer du brut au net) applicable aux rentes issues de versements volontaires, soit environ 7 %. Si votre épargne a été constituée dans le cadre de cotisations obligatoires en entreprise, comptez environ 10 % de charges sociales.
J’ai fait apparaître en jaune les montants de pension qui me semblent les plus intéressants : ceux qui sont supérieurs à 100 €. J’estime que c’est à partir de ce montant que la retraite supplémentaire devient vraiment pertinente, et remplit son rôle de complément à la retraite obligatoire.
Sachez dans tous les cas que si la rente que vous obtenez grâce à votre plan d’épargne retraite est inférieure à 110 € mensuels, vous pouvez obtenir un versement unique sous forme de capital. L’organisme vous restituera votre épargne en une seule fois, si toutefois vous êtes d’accord.
Le calcul d’une rente d’épargne retraite n’est pas bien compliqué : au moment de votre départ en retraite, l’assureur ou le banquier en charge de votre plan d’épargne retraite va, à votre demande, transformer votre épargne en rente (on verra plus loin que la rente n’est pas la seule option). Il va en réalité déterminer quelle est votre espérance de vie, c’est-à-dire quelle sera la durée statistique de votre retraite au regard de tables de mortalité spécialement prévues à cet effet.
Si, selon les statistiques, il vous reste par exemple 25 années de retraite devant vous, il va diviser le montant de votre épargne par 25 pour obtenir le montant à vous verser chaque année.
Par conséquent, si vous décédez avant votre espérance de vie statistique, vous perdrez de l’argent alors que si vous survivez à cette dernière, vous en gagnerez. Mais comme on le verra juste après, ceci n’est pas toujours vrai.
Dans mes calculs, j’ai retenu un âge de décès de 88 ans.
Comme vous pouvez le constater, le plan d’épargne retraite n’a rien de miraculeux ! C’est tout simplement une restitution de toute l’épargne que vous avez versée à un moment T : la date de votre départ en retraite…
Mais alors dans ce cas, quel est l’intérêt d’un plan épargne retraite ?
Les quatre points forts du plan d’épargne retraite
Pourquoi épargner sur son PER alors qu’il existe bien d’autres investissements qui au final peuvent remplir le même rôle de préparation financière de sa retraite : son livret A, une assurance-vie, l’immobilier, etc. ?
👉🏻 Je vous livre ici les quatre bonnes raisons que j’ai trouvées, même si elles sont parfois discutables. Ce sont les 4 avantages du plan d’épargne retraite.
1er point fort : ne pas pouvoir dépenser son épargne avant la retraite
Le plan d’épargne retraite est un produit exclusivement dédié à la retraite.
Cela signifie que vous ne pourrez utiliser les sommes épargnées pour autre chose : votre argent sera bloqué, sans possibilité pour vous de l’utiliser, hormis dans certains cas bien particuliers.
Ces cas de déblocage anticipé correspondent à six événements de la vie qui justifient de pouvoir mobiliser son épargne retraite :
- le décès de son conjoint ou de son partenaire de PACS ;
- la survenance d’une invalidité de 2 ou 3e catégorie, qu’elle concerne le titulaire du PER, son enfant, son conjoint ou son partenaire de PACS ;
- la situation de surendettement ;
- l’arrivée à expiration de ses droits à l’assurance chômage ;
- la mise en liquidation judiciaire de son entreprise individuelle ;
- l’achat de sa résidence principale (le seul cas heureux !), mais attention, ce dernier cas ne permet pas de débloquer l’épargne issue de cotisations obligatoires versées dans le cadre d’un PER ouvert avec son entreprise.
En dehors de ces situations bien spécifiques, votre argent sera intouchable jusqu’à votre prise de retraite.
Cet « avantage » en est-il vraiment un ?
Selon moi, cela offre la garantie de ne pas toucher à l’argent mis de côté pour sa retraite : cette épargne reste ainsi consacrée à vos vieux jours, et vous ne pourrez pas être tenté de la dépenser pour autre chose, en dehors des cas de déblocage anticipé.
Si vous voyez ceci comme une contrainte et souhaitez que votre argent reste disponible quoiqu’il arrive, alors le PER n’est pas fait pour vous !
2e point fort : la déductibilité fiscale dès l’ouverture
Pendant toute la phase d’épargne, vous allez pouvoir déduire de vos impôts les sommes que vous versez sur votre plan d’épargne retraite, et ce dès l’ouverture du plan. Le PER est donc un outil de défiscalisation à usage immédiat !
Cependant, la déduction est plafonnée (la limite se trouve sur votre avis d’imposition, à la rubrique « plafond épargne retraite ») : pour faire simple, retenons qu’elle correspond à 10 % de vos revenus d’activité.
Ainsi, si vous versez par exemple 50 € par mois sur votre PER, soit 600 € par an, et que votre taux marginal d’imposition est de 11 %, vous allez économiser 66 € d’impôt (11 % de 600 €). Votre taux marginal, c’est le taux auquel est imposée votre dernière tranche de revenu, c’est-à-dire la plus élevée. Vous pouvez également le retrouver sur votre avis d’imposition, tout à la fin !
Là encore, voici un point fort discutable : déjà, la moitié des Français ne paie pas d’impôt sur le revenu, ce qui réduit considérablement l’intérêt de cet avantage dans l’absolu et rend le plan d’épargne retraite surtout avantageux pour les foyers les plus aisés…
Ensuite, la déductibilité fiscale a une contrepartie puisque les sommes qui vous seront versées en phase de retraite seront la plupart du temps soumises aux charges sociales… et fiscalisées…
3e point fort : la protection financière des proches
Si votre décès survient, votre épargne ne sera pas perdue pour autant.
Si vous décédez avant votre prise de retraite, vos deniers seront versés à vos proches : le ou les bénéficiaires que vous avez désignés au moment de la souscription du contrat si votre PER a été ouvert auprès d’une compagnie d’assurance, ou à vos héritiers si votre PER a été ouvert auprès d’une banque.
Si vous décédez pendant la phase de versement de la rente, tout dépend des choix que vous aurez effectués au moment de votre prise de retraite : les plans d’épargne retraite offrent aujourd’hui de nombreuses options pour assurer la protection de ses proches. Voici les principales :
- la rente réversible, qui permet à votre décès que tout ou partie de votre rente soit reversé à votre conjoint.
- la durée garantie, qui vous donne la possibilité de fixer la durée de versement de votre rente.
Par exemple, vous pouvez demander à en bénéficier pendant 10 ans. Au lieu de diviser votre épargne par 25 comme dans l’exemple précédent, l’organisme va la diviser par 10. Vos versements seront plus élevés, mais à l’issue de la période de 10 ans, ils s’arrêteront. Et si vous décédez avant la période garantie, ils bénéficieront à la personne de votre choix (votre conjoint, ou vos enfants, par exemple).
Cette option est intéressante pour les personnes en mauvaise santé, qui savent qu’elles ont peu de chance de « battre » leur espérance de vie statistique.
- la garantie décès, qui vous permet de prévoir le versement d’un capital à vos proches si vous décédez.
- La garantie dépendance, grâce à laquelle vous pouvez obtenir une majoration de votre rente si vous vous retrouvez en situation de perte d’autonomie, ce qui aidera par ricochet vos proches.
Le plan d’épargne retraite peut ainsi devenir un véritable outil pour assurer la protection financière de ses proches.
Sachez cependant que la garantie souscrite aura forcément un impact sur le montant de votre rente : si vous optez par exemple pour une rente réversible à 100 % (votre conjoint touchera 100 % de votre versement jusqu’à son décès), les montants calculés par la compagnie d’assurance ou bancaire seront bien moins élevés que ceux d’une rente sans réversion.
Ajoutons que vous retrouvez cette dimension de protection des proches dans d’autres produits assurantiels, comme l’assurance-vie par exemple.
4e point fort : une épargne financée par l’employeur grâce au PER d’entreprise
C’est selon moi le plus gros atout du PER, mais pour en profiter, il doit s’agir d’un plan d’épargne retraite d’entreprise, autrement dit, celui que vous n’avez pas ouvert à titre individuel, mais dont vous bénéficiez, car vous travaillez dans une société qui le propose.
Il existe deux catégories de PER en entreprise : le PER obligatoire et le PER collectif (l’entreprise peut également ouvrir les deux en un seul plan).
Le PER obligatoire va accueillir des cotisations obligatoires, prélevées chaque mois sur vos salaires. En général, ces cotisations sont partagées entre votre employeur et vous.
Par exemple, le PER obligatoire peut prévoir que chaque mois, vous versez 3 % de votre rémunération : votre entreprise participe de sa poche à hauteur de 70 %, et les 30 % restants sont à votre charge.
Dans le PER collectif, vous pouvez verser certaines sommes issues d’avantages liés à votre rémunération, comme par exemple une prime d’intéressement, mais vous n’avez aucune obligation.
Votre entreprise peut participer à votre effort d’épargne en vue de la retraite, dans les deux cas :
- par la part de cotisations qu’elle verse dans le cadre d’un PER obligatoire ;
- par ce que l’on appelle l’abondement dans le cadre du PER collectif. Votre entreprise peut en effet prévoir de compléter tout ou partie des versements que vous effectuez à titre facultatif. Par exemple, elle peut décider que si vous versez 100, elle complètera avec 50. Les 50 représentent un abondement.
Dans chaque cas, vous bénéficiez d’une épargne retraite directement financée par votre employeur. Ce type de mesure a l’avantage de rendre le PER attractif et constitue un argument très positif à l’embauche, même si les services RH des grandes entreprises ne savent pas toujours le mettre en avant…
Alors, êtes-vous convaincus par les atouts du PER ? Si c’est le cas, vous devez certainement vous demander comment avoir un plan d’épargne retraite, ou du moins, de quelle façon l’alimenter !
Comment épargner sur un PER ?
Pour le savoir, il est important de bien comprendre comment fonctionne un PER depuis que la loi PACTE de 2019 est venue rebattre les cartes de la retraite supplémentaire…
Les deux types de plan d’épargne retraite
👉🏻 Il existe deux types de plan d’épargne retraite :
- le PER individuel, auquel tout à chacun a accès. Vous pouvez l’ouvrir en vous rendant chez votre banquier, votre assureur, ou sur internet. Faites juste attention aux frais et comparez bien les différents produits existants sur le marché entre eux (les frais appliqués donc, les supports financiers auxquels vous aurez accès, les options offertes à la sortie) ;
- le PER d’entreprise, que l’on ouvre malgré soi puisqu’on y adhère automatiquement en arrivant dans une entreprise qui l’a mis en place pour ses salariés. Pas de place donc pour la négociation et le choix puisque l’on vous impose un produit que votre employeur a déjà négocié pour vous. Nous avons vu juste avant les deux catégories de PER en entreprise : le PER obligatoire, et le PER collectif.
Les trois moyens pour épargner sur son PER
Pour bien comprendre le fonctionnement d’un plan d’épargne retraite, il faut garder en tête les 3 principes suivants :
Principe 1 → quel que soit le PER que vous détenez, celui-ci se compose de 3 compartiments (sauf si vous êtes titulaire d’un ancien produit d’avant la loi PACTE de 2019, et qui n’a pas été « pactisé »).
Principe 2 → chaque compartiment accueille un type d’épargne bien particulier, et ces types d’épargne ne se mélangent jamais.
Principe 3 → chaque compartiment a ses règles spécifiques : ses limites de versement, ses options de sortie, sa fiscalité, ses prélèvements sociaux.
À chaque compartiment correspond donc une épargne bien spécifique :
- les versements d’argent libres, que vous effectuez à titre volontaire et individuel vont alimenter le compartiment des versements libres hors entreprise ;
- les versements issus d’avantages acquis en entreprise ( jours de congés, prime d’intéressement ou de participation, droits du CET, abondement de l’employeur ) vont alimenter le compartiment des versements d’avantages salariés ;
- les cotisations que vous versez de manière obligatoire, qui sont prélevées chaque mois sur vos salaires, vont quant à elles alimenter le compartiment des versements obligatoires.

Comprenez bien que même si tout plan d’épargne retraite possède les 3 compartiments, tous ne seront pas toujours actifs.
Par exemple, si vous ouvrez un PER individuel, vous ne pourrez pas alimenter le compartiment des versements obligatoires. Ce dernier restera donc en veille, mais il pourra un jour recueillir de l’épargne obligatoire constituée en entreprise, uniquement si vous avez quitté celle-ci (et que par conséquent, votre PER obligatoire ouvert auprès de cette entreprise n’est plus alimenté).
Ce mode de fonctionnement compartimenté a été mis en place en 2019, par la loi PACTE, dans le but de simplifier l’épargne retraite et de faciliter les transferts d’épargne entre différents plans, tout au long de sa carrière.
Comment toucher les sommes cumulées sur son plan d’épargne retraite ?
Dans cet article, je vous ai beaucoup parlé de rente : en effet, l’épargne retraite a pour objectif premier de vous procurer un complément de pension qui viendra s’ajouter à vos versements des régimes obligatoires.
Mais sachez que vous pouvez également récupérer votre épargne en capital, en une fois ou sous forme de capital fractionné, et même faire un mix entre rente et capital.
Seule contrainte à bien avoir en tête : l’épargne issue du compartiment des versements obligatoires ne peut être convertie en capital. Elle donnera lieu à des versements sous forme de rente (mensuelle, trimestrielle, voire annuelle), sauf si le montant de la pension à servir est inférieur à 110 € par mois. Dans ce cas, vous avez droit de demander le versement d’un capital, et ce même si la rente est déjà en cours de versement.
Rente, capital, ou mix des deux, il n’y a pas vraiment de règles à suivre : la décision est à prendre au regard de ses impératifs personnels et financiers.
Mes clients me demandent souvent ce qui est le plus intéressant fiscalement.
Déjà, sachez que la fiscalité n’est pas la même selon le compartiment concerné :
- les versements obligatoires sont déduits automatiquement chaque année de votre impôt dans la limite de votre plafond retraite. En contrepartie, la rente que vous percevrez sera fiscalisée (et pour rappel, la sortie en capital n’est pas possible).
- les versements libres peuvent être au choix déduits ou non en phase d’épargne (« à l’entrée ») : ne pas déduire les sommes qui entrent dans le plan d’épargne retraite permet de bénéficier d’une fiscalité plus avantageuse au moment de la retraite (« à la sortie ») avec notamment une exonération totale d’impôts dans le cas d’une sortie en capital. Mais quitte à choisir, autant déduire ses versements en phase d’activité puisque son taux d’imposition est logiquement plus élevé qu’en période de retraite.
- les versements effectués sur le compartiment des avantages salariés, quant à eux, sont entièrement défiscalisés à l’entrée du plan et n’entrent pas dans votre revenu imposable. Il n’y aura pas non plus d’impôt en cas de sortie en capital, ce qui incite plutôt à préférer cette modalité de paiement à la rente, qui elle sera imposée.
En définitive, je ne pense pas que l’optimisation fiscale (si tant est qu’elle existe en matière d’épargne retraite !) doive guider votre choix entre un capital ou une rente. C’est avant tout vos besoins, vos projets et vos ressources à la retraite qui doivent éclairer votre décision !
👉🏻 Le capital est à privilégier pour financer un projet particulier lié à sa retraite, comme par exemple, solder son emprunt immobilier de manière à évacuer la charge mensuelle que représente le remboursement de son prêt.
👉🏻 La rente est à privilégier dans l’objectif de s’assurer des revenus réguliers, pour ne pas tout dépenser d’un coup, ou encore pour protéger ses proches en cas de survenance d’un décès ou d’une situation de dépendance. Comme je vous l’ai indiqué plus haut dans cet article, il existe de nombreuses options pour aménager le montant et la durée de votre rente en fonction de votre situation et de celle de vos proches.
Conclusion : le PER est-il intéressant ?
👉🏻 Pour conclure cet article, je vais tenter de répondre à la question principale qu’il pose : le plan d’épargne retraite est-il intéressant ? Cela dépend…
- Oui si vous êtes une cigale craignant de se retrouver fort dépourvue lorsque la retraite sera venue !
- Oui si vous gagnez bien votre vie, que vous disposez d’une capacité d’épargne importante et payez beaucoup d’impôts.
- Oui si vous êtes en capacité financière de constituer une épargne d’au moins 30 000 € pour votre retraite, ce qui correspond à un complément de pension d’au moins 100 € par mois. Pour cela, il faut commencer à épargner le plus tôt possible, ou aux environs de 45 ans en mettant au moins 100 € de côté chaque mois.
- Oui si vous travaillez dans une entreprise qui a ouvert un PER collectif et que vous pouvez profiter d’abondements de votre employeur. Renseignez-vous sur leurs conditions (types de versements abondés, montants, plafonds, limites) et n’hésitez pas à les déclencher.
Cet article est terminé. J’espère que vous l’avez apprécié et qu’il vous aura guidé dans votre choix d’ouverture d’un plan d’épargne retraite.